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لماذا الخوف من المراة؟ Pourquoi la femme fait peur ?

لماذا الخوف من المراة؟

هل الخوف من المراة ثابت مشترك بين الأديان والثقافات كلها؟ لماذا شاعت عبادة الأنثى في العصور الأولى ثم اتجه الفكر البشري إلى تقديس الذكر؟ لماذا كانت الآله إناثا في مرحلة من تطور الفكر البشري ثم صار الإله ذكرا؟ ماذا لو كان الإله أنثى؟

عندما يطرح السؤال المرعب لماذا يخاف الرجل من المراة تأتي الإجابة الأكثر رعبا: “لانها محور دوران اقتصاد الرجل،لانها الكائن الطبيعي الاعلى ،انها في ذهن الرجل لا وعيا هي الاله الاسير”حسب تعبير احد الشعراء .  لذلك يعمل الأصوليون على تغطية جسدها درء للفتن التي تتهددهم بمفاتنها. وتعمل السلطات الراسمالية على نزع القداسة عنها وتحويلها إلى سلعة مبتذلة.

أحد المختصين في أنتروبولوجيا الأديان يجيب على بعض التساؤلات.

Anthropologue des religions et spécialiste en psychanalyse, Michel Cazenave s’intéresse particulièrement à la perception de la femme dans les religions et, plus largement dans les mentalités. Il répond à nos questions, dans le cadre de notre dossier “Et si Dieu était une femme ?”, paru dans l’édition juillet-août du Monde des Religions.

Détail d'une peinture de Lucas Cranach

Détail d’une peinture de Lucas Cranach

Comment analyser la misogynie de nombre de traditions religieuses ?

Autant que nous puissions le savoir, c’est toujours par les femmes que se sont transmises la conscience religieuse et l’appréhension d’un infini qui dépasse si largement l’humanité. Lorsque le psychanalyste Jacques Lacan tente de définir la « jouissance supplémentaire » qui serait celle des femmes, il fait appel à Thérèse d’Ávila, en faisant remarquer que nous entrons dans le domaine de la mystique. De même, Carl Gustav Jung répétera que c’est par la dimension féminine que nous nous ouvrons à ce qu’il nomme la présence du Soi, ­c’est-à-dire à l’image du divin qui nous habite tous plus ou moins.
Or, c’est précisément cela que les hommes, généralement, n’ont pas accepté – réécrivant l’Histoire à leur gré pour mieux justifier leur prise de pouvoir, et plus particulièrement, l’histoire des idées et des croyances.

C’est ainsi que Médée, pourtant fille du Soleil, va devenir une horrible sorcière ; que Méduse, jusqu’à Freud inclus, va se transformer en l’objet d’effroi que l’on sait ; que les survivances des vieux cultes féminins du néolithique vont être un peu partout pourchassées – jusqu’aux bûchers où vont être immolées tant de femmes à la Renaissance ou au XVIIe siècle… Après tout, si les femmes sont en relation avec le ciel, elles peuvent l’être tout autant avec les puissances infernales, vers lesquelles (qui l’eût cru ?) les pousserait leur sexualité et, de toute façon, leur statut ontologique.

C’est ainsi qu’Hésiode, déjà, parle de Pandora, la première femme, comme d’un « beau malheur ». L’attente du retour du règne de Saturne – un règne de l’abondance, où les hommes étaient tranquillement entre eux, sans la présence des femmes pour les contraindre à travailler – est d’ailleurs un thème récurrent de la poésie gréco-latine. C’est ainsi enfin que la tradition monothéiste, telle que nous en avons hérité, va faire remonter le péché originel à notre aïeule Ève. Une Ève qui, chez nous, ne trouvera sa rédemption que dans un certain visage de Marie – selon le jeu de mots qui voudrait que, par son Ave, la Vierge ait retourné le nom, et donc la malédiction fatale, d’Eva.

Ce mépris de la femme est-il universel ?

Hélas ! Il semble bien que oui. On a vite fait de s’apercevoir que toute l’alchimie sexuelle taoïste, si elle demande la complémentarité, dans les pratiques, de l’homme et de la femme, a largement pour but d’assurer la longévité et l’épanouissement du premier. De même, chez les adeptes du tantrisme en Inde, on a beau considérer que la Déesse est l’indifférencié absolu d’où tout est né, le Brahman, une femme est toujours définie par rapport à un homme (son père, son mari ou son frère) – celui-ci demeurant le pôle de référence. Et si le monde a vu le jour, selon les Védas, les textes sacrés de l’hindouisme, par le pouvoir de la déesse Vac, la Parole « incarnée », il n’en reste pas moins que la prière du prêtre, qui est une prière silencieuse, vaut mieux que celle de la prêtresse. Une femme – c’est bien connu ! –, ça n’en finit jamais de parler… Par son silence, l’homme s’approcherait davantage de cette zone indicible où demeure Cela, qui est à la fois l’être et le non-être.

Comme si les hommes avaient tellement peur de la puissance des femmes qu’il fallait absolument la remplacer par leur pouvoir ; et qu’il leur fallait du coup affirmer leur domination, fût-ce en bâtissant, depuis Aristote et jusqu’au XIXe siècle, des physiologies inventées que l’on prétendait scientifiques ! Le mépris dans lequel les femmes étaient tenues n’est pas le moindre des paradoxes, quand on songe que Jésus, par exemple, s’est entretenu avec la Samaritaine, qu’il a sauvé la femme adultère, qu’il est apparu ressuscité devant Marie de Magdala, et que, nous rapportent les Évangiles, il n’y a eu que des femmes au pied de la croix…

Dans un tel contexte, comment expliquer la persistance de représentations féminines du sacré ?

Lorsque la religion s’est sentie en danger, c’est vers les femmes qu’elle s’est tournée – sans doute parce qu’au fond d’elle-même, elle les savait beaucoup plus « fidèles » (au sens premier du terme, celui de « foi ») que les hommes… Ainsi, lorsque Rome ne saura plus « à quel saint se vouer » – devant le danger cathare et vaudois, puis devant les schismes qui vont la déchirer, et la division des papautés, laquelle va se prolonger jusqu’au XVe siècle –, ce sont les grandes mystiques, d’Angèle de Foligno à Catherine de Sienne, en passant par Claire de Montefalco, par les béguines ou par Hadewijch d’Anvers, qui assureront sa pérennité. Jusqu’à ce que, une fois le danger passé, les clercs reprennent le pouvoir et fassent de nouveau régner l’ordre de la claire pensée masculine. Ces années sont cependant aussi celles où, notamment dans la lignée franciscaine, on va voir fleurir le culte de « Jésus Notre Mère », qui connaîtra son apogée à la fin du Moyen Âge.

Serait-ce que les hommes, obscurément, et sans toujours vouloir se l’avouer, sentaient au fond d’eux que, dès qu’il s’agit d’éprouver – non plus de connaître intellectuellement – les structures de ce que les Anciens appelaient l’Âme du monde ; dès qu’il s’agit de s’ouvrir à ce que saint Basile, déjà, appelait les « énergies » de Dieu, par quoi il se manifeste tout en demeurant caché quant à son essence imparticipable – ce qui, d’une certaine façon, n’est pas très éloigné du portrait de la Sagesse dans la Bible, de certaines considérations de la kabbale, ou de la déclaration d’Ibn’Arabi selon laquelle « la femme est la plus belle forme de Dieu sur Terre » –, serait-ce donc que les hommes pressentaient plus ou moins que, par constitution à la fois corporelle, psychique et spirituelle, les femmes maintenaient un contact que, néanmoins (sait-on jamais ?), il valait mieux conserver avec l’Au-delà de tout ?

Comment mieux expliquer que, dans la France du Sud-Ouest où je suis né – et où l’anticléricalisme a connu de beaux jours –, si c’est bien le maigre troupeau des femmes qui assistait à la messe du dimanche et maintenait les rites de propitiation dont on avait tant besoin pour les récoltes, pendant que leurs fortes têtes de maris les attendaient en rigolant au café (sauf pour les grandes fêtes carillonnées qu’étaient Noël, Pâques ou… l’Assomption de la Vierge), il n’en restait pas moins que la gestion de l’Invisible leur demeurait réservée. Avec pour idée que, si les hommes s’occupaient seuls des choses sérieuses de cette terre, deux précautions valaient pourtant mieux qu’une, et que, malgré ce que l’on professait publiquement, il était préférable de ne pas trop insulter ce qu’on ne pouvait ni dominer ni comprendre… Vieux reste inconscient d’un « matriarcat pyrénéen » ? Mais ces persistances à travers les siècles, sinon les millénaires, ne nous indiquent-elles pas que les femmes sont les « gardiennes du trésor », et qu’elles ont donné naissance à ces fées qui, témoins d’un autre monde, veillent sur notre sort – parfois, il faut bien l’avouer, pour notre plus profond malheur ?

Visages du féminin sacré

Le « féminin sacré » est, selon Michel Cazenave, le féminin de Dieu. Durant deux millénaires, l’Occident patriarcal a refoulé ce visage, même si la culture, la littérature, la mystique, l’ésotérisme et quelques courants de la théologie, ont, avec secret et subtilité, sauvegardé le culte de la déesse, ou, plus simplement, de la féminité spirituelle. L’auteur nous invite donc à renouer avec la déesse celtique Brigit, la Sophia des Russes, Isis en Égypte ou encore avec la Mère divine en Inde. Un beau voyage transculturel, féministe et poétique. 
Visages du féminin sacré, de Michel Cazenave. Éditions Entrelacs, 236 p.

Voici plus de deux millénaires que, influencés par l’héritage de la pensée gréco-latine, puis par le christianisme tel qu’il a dû s’adapter à l’Empire romain, nous avons oublié la figure des Déesses au bénéfice d’un Père omnipotent. Mais il n’en a pas toujours été ainsi… Et même à l’intérieur de notre civilisation traditionnelle, on voit bien comme le Féminin, “refoulé” collectivement, a souvent tenté de faire retour, souvent par des voies imprévues…

Ou comme à de multiples reprises il a été rendu hommage à ce que j’appellerais un “féminin de Dieu”, c’est-à-dire, une manifestation, sous les traits du Féminin, de ce “divin ou de cette transcendance qui nous fonde et, du même coup, nous dépasse de toutes parts”. Ce sont ces figures dont l’auteur ressuscite ici le souvenir. C’est ainsi qu’il s’est intéressé tour à tour à l’ancienne grande Déesse des Celtes, à la figure de la Mère divine en Inde et à tout ce féminin de “Dieu”, que ce soit dans la “divine” Sophia des orthodoxes, dans l’Artémis d’Ephèse ou chez Isis l’Egyptienne, que ce soit dans la Béatrice de Dante ou dans cet “Eternel Féminin”.

Que de découvertes alors ! Et comme on se rend compte que, dans une époque où le Féminin demande la reconnaissance de tous ses droits, il est en accord avec tout ce que nous portons de plus profondément “enfoui” en nous !

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Et si Dieu était une femme ?

Marie Jésus Sandoval-Amrita

par Marie Jésus Sandoval-Amrita

Selon la Genèse, Dieu a créé l’homme et la femme à son image. Pourtant c’est une image très largement masculine de la divinité qui s’est imposée pendant des siècles. C’est une des questions fondamentales que pose Othmar Keel, professeur émérite de théologie de l’Ancien Testament, passionné d’archéologie et qui a rassemblé de nombreux textes, iconographies, et objets soulignant des traits féminins dans le dieu biblique. Et si par cela la Femme ouvrait la porte du ciel à l’Homme ? C‘est une question que je me pose à mon tour. Et si c’était une des questions primordiales de notre temps ?

Un moment d’éveil de notre conscience vers la réconciliation des principes masculins et féminins, vers une unification, un mariage, une alchimie de la rencontre de l’homme et de la femme ?

En ces temps d’urgence où s’élèvent des quatre coins de la planète des cris de désespoir, de souffrance, une demande immense de transformation se fait entendre.
L’humanité cherche des réponses qui lui apporteront une paix
durable. Une de ces réponses est l‘éveil à la conscience du Sacré, incluant l’énergie féminine sacrée, afin que notre terre soit notre paradis et non notre enfer.
L’énergie féminine, apparentée à la Mère Divine, à la Déesse en tant que force primordiale, est créatrice de vie dans son émanation d’Amour. Elle était célébrée du fond des âges par des rituels qui généraient l’harmonie, l’équilibre et la paix avec toutes les dimensions, tous les règnes et tous les êtres.

En d’autres temps, en d’autres lieux, les femmes se rassemblaient les soirs de pleine lune pour se reconnecter à la source de leur féminin sacré, pour se souvenir que toute vie passe par la matrice originelle et qu’il n’y a rien de plus précieux que la VIE.

Porteuses dans leur ventre de ces messages, les femmes sont de façon naturelle les gardiennes de la connaissance de cette loi de vie, de la paix sur terre. Ce qui fait dire à de nombreux sages qu’il n’y a rien de plus dangereux qu’une femme en colère.

En tissant un lien de conscience, un lien profond de sororité, cette force de l’union des femmes nous replace dans notre pouvoir créateur.
Il nous apporte le courage et l’estime de soi pour apaiser les blessures infligées à notre petite fille, à l’adolescente, à la jeune femme, à la mère, à l’amante, à la créatrice.
En revisitant notre histoire de femmes, autour d’un cercle d’échange et de parole, nous pouvons faire remonter à la surface ces mémoires douloureuses afin de les transformer. Les chaînes de transmission d’une génération à l’autre sont ainsi rompues, et nos enfants sont préservés.

Notre époque, avec la libération des moeurs, nous permet d’unifier tous les aspects du féminin. Ils peuvent prendre tour à tour la forme de la guérisseuse, la sauvage, la magicienne, la mère, l’audacieuse, l’amante, la prêtresse. Avec le temps viendra la réconciliation, l’’unité, qui rassemblera toutes ces
facettes en une seule : la femme debout. Ces aspects du féminin unifié, qui sont à l’image de la déesse Shakti dans la symbolique tantrique, ne seraient elles pas les qualités du principe féminin de Dieu ? Le couple dans ses aspects féminins et masculins unifiés ne serait-il pas un moyen d’accéder à la reconstitution de l’unité primordiale ?

la pratique tantrique ne s’apprend pas dans les textes. Elle repose sur la grâce accordée ou reçue et le lien sacré qui unit maitre et disciple, un lien d’exigences mutuelles et de risque pris en commun” Milarepa

Il nous faut retrouver d’urgence l’innocence de nos sexes, de nos coeurs, de nos esprits, afin d’équilibrer et d’harmoniser nos propres roues de vie, nos portes du ciel, les chakras principaux et secondaires.

Comme nous l’enseigne l’Ayurvéda, la mise en mouvement de ces roues nous relie au rythme des saisons, et aux cinq éléments, la terre, l’eau, le feu, l’air, l’éther, qui nous composent et qui constituent l’univers. Par ce travail nous émettons une fréquence d’harmonie, de guérison pour nous et notre planète. Nous réapprenons à vivre pleinement nos émotions, puis à les transmuter pour accéder à la vision dans le non jugement : la claire voyance. Quand la femme atteint cet état de grâce, elle oriente alors son regard au plus
profond d’elle-même. Par cette porte du féminin sacré, qui active un circuit énergétique, elle développe ce sixième sens qu’est l’intuition, et accède à la connaissance.

Son corps devient l’écho des rythmes de la nature, le reflet de son temple intérieur. Le temps de ses Lunes, de ses menstruations, est un temps d’écoute propice à la capacité de retrouver ses fonctions sacrées : l’initiatrice, la guérisseuse et la prêtresse. Son rythme est alors en harmonie originelle avec l’ Univers et la destinée profonde de sa féminité, sa Déesse Intérieure.

Les épreuves de la vie sont des messages de l’Univers, des miroirs qui nous renvoient à ce qui doit être changé en nous. Cela nous conduit à retrouver notre authenticité la plus juste, et façonner notre vie en harmonie avec nos véritables dons et possibilités. En acceptant les défis et les obstacles sur notre parcours de vie, en acceptant ce qui se présente comme une source de connaissance et de croissance, nous cheminons intérieurement vers la liberté. L’Autre devient le messager du Divin.
Le Sentier Sacré, chemin de rencontre entre notre être divin et terrestre, nous amène à courir de grands risques, inconnus et solitaires. En choisissant cette voie, il nous conduira à l´abandon et à la fluidité de ce que nous sommes dans notre Essence Originelle.
Pour que coule l’Amrita, ou Amrit, qui selon les religions dharmiques est un nectar. Il est la boisson des Devas, qui leur donne l’immortalité.

En sanskrit, le mot Amrita signifie littéralement “sans mort”.
Dans la philosophie yogi, l’Amrita est un fluide qui s’écoule de la glande pinéale vers la gorge, dans les états de méditation profonde.

Que ces femmes, qui ont transmis cet enseignement du Féminin Sacré à leurs enfants, depuis des générations, soient vénérées. Aujourd’hui, plus que jamais, Il devient important de reconnaître, de remercier et d’honorer cette énergie féminine sacrée en chacun de nous, afin qu’elle soit réhabilitée en notre coeur. Pour que se fasse la rencontre alchimique de l’homme et de la femme, et ainsi retrouver notre place et raison d’ être en toute noblesse au sein de l’humanité.

Et si Dieu était une Femme ?

Marie Madeleine ne serait elle pas, comme de nombreux historiens le disent aujourd’hui, une femme-déesse à l’origine du culte de la Femme Sacrée, et la principale détentrice de l’enseignement du Christ ? Marie-Madeleine de Francesco Hayez, (1825)

Marie Jésus Sandoval – Amrita

Etre dans l’écoute profonde de ce « SACREE » en moi, m’éveiller totalement à la vie en reliant mon corps, mon coeur et mon esprit dans une complète harmonie du masculin et du féminin.

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